L’économie sociale ou économie sociale et solidaire, E.S.S., en sigle, comprend les organisations privées ou publiques (entreprises, coopératives, associations, mutuelles ou fondations) qui cherchent à concilier activité économique et utilité sociale.

Ce secteur représente une part de plus en plus importante dans l’économie mondiale. Et dans le cadre actuel de crise économique globale qui dure de plus en plus, l’économie sociale et solidaire apparaît aujourd’hui comme une réponse appropriée, une véritable alternative aux modèles économiques « classiques » et surtout un moyen d’intégration majeure de la femme « noire » dans le « monde de l’entreprise ».

En effet, en plus du sexisme dont elle fait l'objet, la femme noire est confrontée à des problèmes bien spécifiques dans sa vie professionnelle, et pas seulement. Son foyer, ses engagements de solidarité avec sa famille restée en Afrique lui tiennent toujours à cœur, bien que ses diplômes ne soient pas toujours valorisés (décalage) sur le marché du travail.

La polyvalence de la femme noire liée à ses origines et à sa connaissance du milieu socio-culturel africain fait d'elle une PERLE RARE, une entrepreneure/ partenaire d'affaires hors du commun dont le continent africain a grandement besoin de nos jours.

L'Afrique est, en effet, une niche favorable à la femme noire africaine pour vite retrouver ses repères et élever le niveau économique de son milieu d'origine sans subir aucune discrimination, comme en occident.

Parmi les activités de prédilection où la femme noire africaine peut exceller le mieux, citons, entre autres :

  • la microfinance, le commerce équitable, le tourisme solidaire ;la production agricole locale régénératrice (?) avec une faible dégradation environnementale ;
  • les coopératives de consommation, de production, de services ;
  • l'organisation du commerce équitable et E.S.S. avec les pays Nord ;
  • la (re)dynamisation de l’artisanat local ;
  • toutes les activités en rapport avec la protection de l’environnement et la gestion des nouvelles énergies.
  • La femme de la diaspora africaine ou celle qui évolue en Afrique est au cœur de l’économie du continent.

En effet plusieurs études montrent que les femmes Africaines de la diaspora réussissent plus professionnellement et que plus de la moitié des denrées alimentaires sont produits par les femmes dans la plupart des pays africains.

Exemple : d'après l'Organisation des Nations-Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), les femmes produisent 80 % des denrées alimentaires en Afrique subsaharienne.

Les principes et critères sur lesquels se base l’E.S.S. rejoignent les principales valeurs de solidarité, de partage, de cohésion sociale qui régissent les sociétés africaines et dont la femme noire est le moteur.

Diverses opportunités

De grandes entreprises françaises et internationales investissent massivement sur le continent africain dont ils ne maîtrisent ni la culture, ni les informations. La femme noire de la diaspora , les études de l’OCDE les prouvent, s’intègre mieux professionnellement que l’homme noir.

Elle est forte de son bagage intellectuel et culturel occidental et a une très bonne connaissance de l’environnement économique africain dont elle est l’acteur principal. Cela fait d’elle un allié incontournables pour accompagner des chefs d'entreprise ambitieux.

Grâce aux nouvelles structures de l’E.S.S. qui se développent aujourd’hui et à sa volonté d’aider sa famille restée en Afrique pour participer à la reconstruction du vaste continent , la femme africaine noire est ravie de faire des affaires en créant des micro entreprises sociales tout en aidant son village natal.

L’E.S.S. permet de valoriser le travail de toutes les femmes , même celles qui n’ont pas été scolarisées. Ceci est un élément majeur car en Afrique, plus qu’en France, les femmes et les hommes ne sont pas égaux en matière d’éducation. Quand les moyens sont limités les familles privillegient de financer l’éducation du garçon.

En conclusion :
L’E.S.S. est donc une approche de l’économie la mieux adaptée aujourd’hui pour la femme en général car :

  • l’entreprenariat social crée des liens intrinsèques entre producteurs et consommateurs ;
  • l'E.S.S. permet une dynamisation, une valorisation, une pérennisation d'activités communes mises en place;
  • elle permet une production locale régénératrice (?) avec une faible dégradation environnementale ;
  • elle permet un développement de systèmes de solidarité traditionnelle à forte dynamique sociale, d'initiatives populaires, de cohésion sociale, d’un esprit communautaire sur lesquels les formes de solidarité en entreprise peuvent s'appuyer ;
  • elle permet la valorisation du travail et le changement des conditions de vie tout en procurant des moyens de subsistance ;
  • Enfin l’E.S.S. est un atout pour une coopération décentralisée.


Seul point faible : l'absence de compétitivité face aux produits venus d’Asie. Mais « Rome ne s'est pas bâtie en un jour » !

Le plus important est la détermination de la femme noire africaine à conquérir sa place sur l'échiquier de l'E.S.S.S. Pour se mesurer, un jour, à ses homologues des pays du nord. Elle en a le droit et le devoir.

Ressources à consulter

Il existe aujourd’hui une multitude de structure et entités ou l’on peut trouver des aides pour transformer ses idées en réalité ou rejoindre des groupes des personnes qui partagent votre vision et qui peuvent vous accompagner.

Il s'agit, entre autres, de :

  • Le RAESS représente un réel espace de partage et de concertation pour amener différentes associations africaines à repenser leurs approches du développement et à introduire des alternatives proposées par l’Economie Sociale et Solidaire (E.S.S.) ;
  • L’Agence Française de Développement.
  • Entrepreneurs du monde.

Les autres ressources : le réseau de management responsable, l’association des producteurs de coton d’Afrique de l’Ouest, le Réseau Intercontinental de Promotion de l’Economie Sociale et Solidaire, L’agence de développement économiques, Le Forim (Forum des associations des migrants) au travers du PRAOSIM (Programme d’Appui aux projets de solidarité internationale des Organisations issues de l’Immigration), etc.